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mercredi 18 mars 2026

Les rêves et l'espoir



« Suivez vos rêves, ils connaissent le chemin »

 
Lorsque je travaillais en santé publique fédérale, je m’occupais entre 

autres, de superviser les organismes communautaires subventionnés. 

En fin d’année financière, il arrivait parfois que le ministre nous indiquait avoir un surplus budgétaire à accorder rapidement aux organismes. Or quand ce genre d’annonce survenait, je constatais que souvent, les organismes n’y étaient pas préparés, ce qui donnait lieu à des improvisations ou à un manque d’idées et donc pas de subvention supplémentaire.

Je les avais encouragés à « rêver » tout haut en équipe et à échanger sur des idées à développer ou des projets à planifier : ainsi, si et quand un surplus budgétaire ministériel se pointait comme un cheveu sur la soupe, les organismes n’avaient qu’à sortir de leurs cartons les idées ou projets supplémentaires déjà développés et les soumettre au ministre.

Le parallèle est un peu boiteux, mais là où je veux en venir, c’est sur 

l’importance d’avoir encore des rêves, même si on est malade. 

Bien sûr, il n’y aura pas de ministre qui me rendra ma santé avec sa baguette magique, mais on ne connaît connait pas l’avenir. 

Qui si sait, si un jour, mon corps sera moins épuisé, plus résistant, plus solide? 

Sans être une optimiste débranchée de la réalité, je crois que continuer à 

rêver est une bonne chose même si ma santé n'est pas au rendez-vous 

actuellement.

Dans un sens, je crois que ça garde mon esprit ouvert aux possibilités que la vie pourrait offrir, sans que je ne m'y attende.

Qui sait, peut être qu’un jour je pourrai ressortir un de ces rêves en 
réserve, et le réaliser ? 

Dans tous les cas, je garde ma jauge à espoir à un niveau raisonnable : ni 

trop haut, ni trop bas. 



Trop haut: découragement de ne pouvoir les réaliser.

Trop bas: la vie est grise et terne sans les rêves. On se garde un petit 
morceau d'espoir, juste assez gros pour continuer sa route.


Malgré le fait que je sois malade, j’ai dans mon sac invisible des rêves qui refusent de partir. Ils sont là, ils attendent. Ils ne me lâchent pas.
 
Je les écris ici, question de voir ce que donnera la suite de ces quelques lignes.



Voici quelques uns de ces rêves.


-Revoir Charlevoix…Cette région est tout simplement majestueuse de par sa nature à perte de vue. Le fleuve Saint-Laurent n’est pas en reste et il fait honneur à ce lieu magique et historique tout du long et pour certaines portions de route, on le voit au loin. 

Une fois arrivé à Saint-Irénée (mon lieu secret de bonheur), on a enfin accès à ses eaux froides et salées qui battent les sables de la plage. Mon dernier voyage remonte à 1998... À partir de Montréal, c’est environ 5 heures de route. C’est si loin…C’est aussi une des régions où mes ancêtres se sont établis avec leurs descendants, ce qui confère aussi un lien. Je meurs d'envie d'y retourner!



-Voyager au Congo. C’est le pays d’origine paternel de mes enfants. 
Mon dernier voyage remonte en 2005. C’était déjà une chance inouïe que je m’y sois rendue, mais tout de même : j’aimerais bien retenter l’expérience. C’est carrément vouloir aller sur Mars ou Neptune! Tant d’heures de vols à faire pour y arriver....C'est aller sur la lune.

-Voyager en Afrique de l’Ouest. Trois de mes petits enfants y vivent entourés de leurs parents et grands-parents. Je ne compte plus les fois où l’on m’invite à m’y rendre! Ça me fend le cœur à chaque fois de les entendre qu’ils m’attendent. J’aimerais prendre mes petites dans mes bras, les entendre m’appeler mamie et me raconter live leurs anecdotes du jour ou les voir danser. Je me contente de les voir sur snapchat ou whatsapp. M’y rendre serait l’équivalent de me rendre -encore- sur la lune. J’ai beau le vouloir ardemment, je n’ai pas la santé pour faire un tel déplacement.

-Visiter les jardins Kew à Londres…J’ai eu la chance de voir les nombreuses photos que ma fille ainée a pu prendre lors de ses visites. Le site est si grand, qu’on ne peut pas tout voir le même jour : n’empêche, j’aimerais tellement vivre ce lieu! Je n’arrive même pas à aller au Jardin botanique de Montréal, imaginez…quoi qu’il en soit, je savoure les photos qu’on me partage, dont un agrandissement magnifique d’une photo qui trône dans mon salon.
 
-Voyager dans la région de l’Islet, au Québec. Un de mes amis possède ne magnifique maison de campagne qu’il a patiemment rénovée pendant des années. Je m’y suis rendue une seule fois, il y a une quinzaine d’années, et j’avais beaucoup aimé. Pour s’y rendre, c’est 5 heures de route. Mon désir d’y aller est aussi grand que l’épuisement facile qui affecte mon corps. Je me contente des photos ou petits vidéos qu’il m’envoie, même si je garde espoir d’y retourner un jour.

-J’aimerais vivre davantage dans un milieu de nature. Le quartier où j’habite a son quota de verdure, mais j’ai besoin de plus. Le contact avec la nature est essentiel, qu’on soit en santé ou pas. 

J’avancerais même le fait que pour les malades chroniques, vivre dans la nature, que ce soit de façon permanente ou partielle, a des impacts bénéfiques sur la santé. En ce qui concerne l’EM, je suis convaincue que la nature agit sur le système nerveux malade et en état d’hypervigilance. Il y a tant de recherches sur le sujet qui le démontre.
 
-Je rêve aussi de vivre sur le top d’une montagne dans un petit chalet confortable et bien isolé. J’aurais accès au service de santé ou à un médecin, si besoin est, ou à de l’aide des voisins pas trop loin! 

Pour le moment, même si les rêves que j’ai décrits sont relativement inatteignables au vu de ma santé présente, le processus de rêves se poursuit en moi, envers et contre tout. 

Il y a quelque chose en moi qui refuse de lâcher ces rêves...

Dans tous les cas, je vais en réaliser un cet été, et qui me trotte dans la tête depuis quelques années. 

En juillet, nous partirons, ma fille aînée et moi, pour un court séjour dans un chalet en Estrie. J’ai si hâte! Imaginez, je planifie déjà le menu...

Il y a des années que je rêve de vivre cela avec elle. On a tant de choses à se raconter 💜. 

Je me délecte déjà, et j’ai trop hâte d’y être.
 
Et vous, avez-vous de ces rêves qui vivent en vous, même en étant malade? De ceux qui ne vous lâchent pas? 


🌻